Eve Pouliot (UQAC), Ann-Sophie Simard (UQAC), Kristel Tardif-Grenier (UQO), Christine Gervais (UQO), Danielle Maltais (UQAC), Rosalie Ruel (UQTR), Pascal Gauthier (UQAC), Catherine Lacelle (UQAC), Gabrielle Dallaire (UQAC), Alexandra Laliberté (UQAC)
Cette communication présente les résultats d’une étude mixte menée auprès d’adolescents de l’Outaouais ayant été exposés à un cumul de catastrophes naturelles (inondations, tornade) dans le contexte de la pandémie.
Les résultats du volet quantitatif, mené auprès de 1 228 adolescents, indiquent qu’environ le tiers présentaient des manifestations dépressives et des pensées suicidaires. Un jeune sur quatre rapportait une anxiété modérée ou sévère ainsi que des pensées d’automutilation. Les analyses multivariées, contrôlant notamment pour l’âge et le genre, révèlent que les jeunes exposés ou perturbés par une catastrophe antérieure présentaient significativement plus de détresse que ceux ayant uniquement vécu la pandémie.
Le volet qualitatif, fondé sur les propos de 82 jeunes, met en lumière la complexité de leur expérience : persistance de l’insécurité, sentiment d’imprévisibilité, fragilisation des repères scolaires et familiaux, mais aussi développement de solidarités et de stratégies d’adaptation. Ces récits permettent d’identifier des besoins explicites en matière d’accompagnement psychosocial, de communication adaptée et de continuité des services à la suite d’une catastrophe.
Pris ensemble, ces résultats appuient l’hypothèse d’un effet cumulatif des catastrophes sur la santé mentale des adolescents et soulignent l’importance d’intégrer les savoirs expérientiels des jeunes dans les stratégies de gestion des risques, afin d’élaborer des réponses sensibles à leurs besoins.



















