Eve Pouliot, Danielle Maltais, Ann-Sophie Simard et Pascale Dubois
Cet article examine les risques de pensées suicidaires chez les jeunes dans le contexte de la pandémie de COVID-19 en s’appuyant sur les connaissances issues de la recherche sur les catastrophes. L’article met en évidence plusieurs facteurs de risque associés aux pensées suicidaires chez les jeunes, notamment les symptômes d’anxiété, de dépression et de stress post-traumatique, l’isolement social, les troubles du sommeil, les conflits familiaux, les expériences antérieures de violence ou de négligence ainsi que certaines vulnérabilités préexistantes. À ces facteurs s’ajoutent des éléments propres à la pandémie, comme la peur pour sa santé ou celle de ses proches, l’exposition répétée à des informations alarmantes, les fermetures d’écoles, la réduction des contacts sociaux et les difficultés financières vécues par certaines familles. Le soutien de la famille, des pairs, de l’école et des services de santé joue toutefois un rôle essentiel pour favoriser la résilience des jeunes. Il importe donc de renforcer le dépistage précoce, l’accès aux services psychologiques, les initiatives de prévention en milieu scolaire, le maintien des liens sociaux et l’adoption de saines habitudes de vie.
En conclusion, l’article rappelle que les effets psychologiques d’une pandémie peuvent se faire sentir pendant plusieurs années et qu’il est essentiel de poursuivre les efforts de recherche, de prévention et de soutien afin de protéger la santé mentale des jeunes les plus vulnérables.












