Pascal Gauthier (UQAC), Eve Pouliot (UQAC) et Patrick Giroux (UQAC)
Dès le début de la pandémie de COVID-19, les technologies numériques se sont révélées essentielles au fonctionnement de la société (INSPQ, 2021). Cependant, derrière l’apparente hyperconnexion des jeunes, ceux-ci ne sont pas exempts d’inégalités numériques (CEFRIO, 2017), et surtout, ils ne sont pas des experts innés de ces technologies (Yagoubi, 2020). De plus, les parents sont les figures d’autorité les plus proches des jeunes en ce qui concerne le « monde virtuel » (Reginasari et al., 2021). En revanche, ils peuvent vivre une certaine ambivalence envers le numérique. En utilisant le cadre théorique des représentations sociales, cette recherche qualitative issue d’un mémoire de maitrise vise, plus spécifiquement, à analyser le discours de 10 parents vivant en milieu rural au Saguenay-Lac-Saint-Jean durant la pandémie de COVID-19. Ceux-ci ont acquis essentiellement des connaissances liées aux enjeux sanitaires, soit la vidéoconférence, qui leur a permis de continuer leur vie quotidienne et d’assurer l’éducation de leurs enfants. Certains ont pu développer une attitude plus positive envers les technologies, appréciant d’être bien équipés et connectés. En contrepartie, les parents ont une vision technodéterministe des technologies numériques et demeurent sous l’impression que les jeunes ont des capacités qu’eux-mêmes n’ont pas (mythe du « natif du numérique »). Cette étude peut permettre aux professionnels de mieux comprendre les enjeux numériques vécus par les parents et de les intégrer dans leur pratique, que ce soit en travail social ou dans une perspective interdisciplinaire, en lien, par exemple, avec le milieu scolaire.










