Eve Pouliot (Université du Québec à Chicoutimi), Danielle Maltais (Université du Québec à Chicoutimi), Patrick Giroux (Université du Québec à Chicoutimi) et Pascal Gauthier (Université du Québec à Chicoutimi)
Cette communication se base sur les résultats d’une étude qualitative menée au cours de l’année 2022 par le biais de 12 groupes de discussion réalisés auprès de membres du personnel scolaire (n=64), incluant des personnes enseignantes, intervenantes scolaires et membres du personnel administratif, œuvrant dans des écoles primaires et secondaires de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean (Québec, Canada). Ces données ont fait l’objet d’une analyse de contenu thématique à l’aide du logiciel NVivo. Les résultats révèlent que les personnes participantes ont vécu du stress, un sentiment d’incompétence et d’inutilité, des manifestations anxieuses et dépressives, voire de l’épuisement dans le contexte de la pandémie. Ces difficultés ont été amplifiées par des facteurs professionnels et contextuels, tels que des difficultés de communication, la lourdeur de la charge de travail, les multiples changements de rôles et de responsabilités, le manque de ressources matérielles et professionnelles, de même que des changements importants dans leurs conditions de travail. Malgré tout, certains aspects positifs sont associés à la pandémie, notamment en ce qui concerne le soutien et l’entraide entre collègues, le développement d’un sentiment d’efficacité numérique, ainsi que l’acquisition de ressources professionnelles et matérielles. Ces résultats permettent d’identifier des pistes prometteuses afin de mieux soutenir le personnel scolaire en contexte post-pandémique.








