Eve Pouliot (UQAC) et Danielle Maltais (UQAC)
Le 6 juillet 2013, à la suite du déraillement d’un train rempli de pétrole brut, plusieurs explosions et incendies ont entraîné la destruction du centre-ville de la municipalité de Lac-Mégantic, de même que le décès de 47 citoyens. Au cours des années suivant cette tragédie, des enquêtes populationnelles ont permis de dresser un portrait de la santé des adultes vivant sur le territoire de la MRC du Granit, sans toutefois documenter le vécu spécifique des jeunes. Pourtant, les études scientifiques révèlent que le fait d’être exposé à une catastrophe pendant l’enfance et l’adolescence peut engendrer des défis supplémentaires dans la vie des jeunes. Dans le but d’augmenter les connaissances sur la santé psychologique des jeunes à la suite d’une catastrophe et de mettre en place des interventions préventives qui répondent à leurs besoins, une étude mixte (questionnaires autoadministrés et rencontres de groupe) a été menée auprès de 143 enfants et 689 adolescents de la communauté de Lac-Mégantic plus de trois ans après la catastrophe. Cette étude a permis de documenter leur vécu et leur point de vue sur les interventions à mettre en place dans leur communauté. Bien que cette étude ait eu des retombées positives sur la communauté de Lac-Mégantic et les jeunes qui la composent, elle a soulevé quelques enjeux éthiques. Ces enjeux, qui seront discutés dans cette communication, concernent principalement le recrutement des participants et le déroulement de la collecte des données.











